Date de l'information citée
Communiqué du CHUV publié le 2 juillet 2026, sur une étude parue en ligne le 4 juin 2026
Parmi les adultes suivis dans une grande cohorte lausannoise, près d’un sur trois rapporte des symptômes d’insomnie. C’est le constat principal d’une étude du CHUV sur le sommeil en Suisse, dont l’hôpital universitaire vaudois a présenté les résultats le 2 juillet 2026. Conduits par le Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil, ces travaux publiés en 2026 ont un intérêt particulier : ils confrontent ce que les personnes disent de leurs nuits à ce que les enregistrements mesurent réellement.
Pour qui envisage une pause en Suisse en raison d’une fatigue durable ou d’un épuisement, cette recherche n’apporte pas de solution toute faite. Elle rappelle en revanche une chose utile : un sommeil perturbé se décrit avec précision, et cette description compte autant que les chiffres.
Ce que l’étude du CHUV de 2026 dit du sommeil en Suisse
Selon le communiqué du CHUV, l’analyse porte sur 3 947 adultes âgés de 40 à 82 ans, issus de la cohorte CoLaus|PsyCoLaus, avec des données recueillies entre 2009 et 2013. Les chercheurs ont retenu comme symptômes d’insomnie des difficultés à s’endormir ou à rester endormi au moins trois nuits par semaine, ainsi que la prise régulière de somnifères. Selon cette définition, 32 % des participants étaient concernés.
L’étude relève que ces symptômes sont plus fréquents avec l’âge, chez les femmes et chez les personnes ayant un niveau d’études moins élevé. Ils sont aussi associés à la dépression, à l’anxiété, à l’usage de médicaments psychotropes, à une consommation excessive d’alcool, à une dyslipidémie et à la somnolence dans la journée. Il s’agit d’associations observées dans une population : elles signalent des liens à explorer, sans dire à elles seules ce qui cause quoi.
Des nuits mesurées, des écarts de quelques minutes
Une partie des participants, 1 718 personnes, a bénéficié d’une polysomnographie à domicile, un enregistrement qui suit notamment l’activité cérébrale, la respiration et le rythme cardiaque pendant la nuit. Chez les personnes rapportant des symptômes, le sommeil était un peu plus court, l’endormissement un peu plus long et les éveils nocturnes un peu plus étendus. Le CHUV souligne que ces différences se comptent en minutes, ce qui illustre l’écart déjà connu entre la gêne ressentie et les mesures standard.
L’analyse plus fine de l’électroencéphalogramme apporte un éclairage complémentaire. Elle met en évidence des signes d’un sommeil plus léger et plus instable, avec une activité cérébrale rapide plus marquée. Les auteurs avancent l’hypothèse d’un état d’hyperéveil, le cerveau restant en partie en alerte pendant la nuit. L’article publié dans le Journal of Sleep Research précise toutefois que ces altérations restent subtiles, et il en expose les limites : une seule nuit enregistrée, environ un an après le questionnaire, aucun participant de moins de 40 ans, et des symptômes qui ne correspondent pas au diagnostic d’insomnie chronique.
Préparer un séjour en Suisse autour du sommeil
Ces travaux n’évaluent ni un séjour de bien-être ni un traitement particulier, et il serait inexact de leur faire dire autre chose. Leur enseignement pratique est plus modeste : la durée du sommeil, la manière dont il est vécu et son retentissement sur la journée ne se résument pas à une seule mesure. Noter ses difficultés sur quelques semaines, ses horaires, ses réveils et l’état dans lequel on aborde la journée aide le professionnel consulté à poser les bonnes questions.
Dans un parcours international, la première question est de savoir si une consultation spécialisée est indiquée, ce qui relève des médecins. La page du Centre consacrée aux modalités pour consulter au centre du sommeil du CHUV indique que la demande passe par le médecin traitant, qui transmet un court rapport décrivant le problème et les antécédents. Viennent ensuite des questions d’organisation : quels documents préparer, comment articuler les rendez-vous avec la durée du séjour, comment prévoir la restitution des résultats avant le retour et le relais avec le médecin habituel. C’est sur ce terrain qu’Alliance Luxcare intervient, dans le cadre d’un accompagnement convenu, entre la France et la Suisse.
À lire également : notre guide sur le séjour de bien-être en Suisse organisé sur mesure et celui consacré à l’accompagnement du burn-out en Suisse.
Sources de référence
Alliance Luxcare organise et coordonne les parcours. Les évaluations, décisions et actes médicaux relèvent des professionnels de santé.


