Ruban doré en satin, symbole des cancers de l'enfant, posé sur un fond kraft clair traversé par des rais de lumière

Cancers pédiatriques en France : dix ans de recherche mis en lumière

Date de l'information citée

Article publié par Gustave Roussy le 8 septembre 2026

Les cancers pédiatriques en France touchent chaque année quelque 2 300 enfants et jeunes, selon Gustave Roussy. À l’occasion des dix ans de Septembre en or, mois de mobilisation lancé en France en 2016 à l’initiative de l’institut, celui-ci a publié le 8 septembre 2026 un retour sur une décennie de recherche consacrée aux cancers de l’enfance et de l’adolescence. Un bilan qui éclaire les progrès accomplis comme le chemin qui reste à parcourir.

Cancers pédiatriques en France : un enjeu toujours majeur

Né aux États-Unis en 2012, Septembre en or a été déployé en France quatre ans plus tard. Dans son article consacré aux dix ans de Septembre en or, Gustave Roussy rappelle que plus de 80 % de ces cancers sont aujourd’hui guéris, mais que le cancer reste la première cause de décès par maladie au-delà de l’âge d’un an, avec près de 500 décès chaque année. Ces chiffres expliquent pourquoi la mobilisation du public et le financement de la recherche demeurent au cœur de l’opération.

Dix ans de recherche sur les cancers pédiatriques mis en avant

Parmi les programmes présentés, MAPPYACTS illustre l’essor de la médecine de précision en oncologie pédiatrique. Lancée en 2016, sa première phase a permis d’établir le profil moléculaire des tumeurs de près de 800 enfants et jeunes en rechute ou dont la maladie résistait aux traitements, et d’identifier des altérations susceptibles d’orienter vers des thérapies ciblées ou des essais adaptés. Une seconde phase étend désormais ce modèle à l’échelle internationale, avec un objectif d’inclusion pouvant atteindre 1 800 jeunes.

L’essai AcSé-ESMART, premier essai de phase précoce entièrement consacré aux cancers de l’enfance en France, a donné accès à des thérapies innovantes à plus de 200 enfants et jeunes atteints de 40 types de cancers différents, tous en situation de rechute ou d’échec thérapeutique. L’étude Rego-Inter-Ewing-1, présentée à l’ASCO 2025, a pour sa part évalué pour la première fois l’intégration d’une thérapie ciblée dès le début du traitement de sarcomes d’Ewing multimétastatiques, ouvrant la voie à un futur essai européen. L’institut revient aussi sur le programme BIOMEDE, dédié aux gliomes infiltrant du tronc cérébral, sur l’observatoire national PREDCAP consacré aux prédispositions héréditaires, sur des travaux en immunothérapie et en thérapie cellulaire, ainsi que sur la fabrication de médicaments imprimés en 3D, pensés pour être mieux acceptés par les enfants.

Le suivi dans la durée occupe également une place importante. Les personnes guéries d’un cancer pendant l’enfance ou l’adolescence, et en rémission complète depuis plus de cinq ans, bénéficient à Gustave Roussy d’un suivi clinique à long terme destiné à informer et à repérer d’éventuelles complications tardives.

Ce que ces avancées signifient pour une famille vivant à l’étranger

Pour une famille installée hors de France, ces travaux peuvent légitimement conduire à envisager une expertise complémentaire. Ils ne signifient pas pour autant que toutes les options décrites sont accessibles pour chaque enfant. Un essai de phase précoce s’adresse à des situations précises et repose sur des critères d’inclusion définis par les équipes ; l’évaluation du dossier, les indications et l’éventuelle participation à un essai clinique relèvent exclusivement des équipes spécialisées.

La préparation du parcours familial reste donc essentielle : documents transmis dans le format demandé, lien établi avec le pédiatre habituel, organisation de la présence des responsables légaux et continuité du suivi au retour. Sur sa page destinée aux patients internationaux, Gustave Roussy indique par exemple qu’un hébergement spécifique est proposé aux parents d’un enfant hospitalisé, et que l’institut ne coordonne pas l’interprétariat. Ce sont ces précisions, connues à l’avance, qui allègent un séjour. Le suivi à long terme évoqué par l’institut rappelle aussi qu’un parcours ne s’arrête pas avec la fin des traitements : il se pense dans la durée, entre les équipes françaises et celles du pays de résidence.

Alliance Luxcare peut coordonner ces aspects pratiques lorsqu’un projet de consultation ou de séjour en France se précise, sans intervenir dans les décisions médicales. Les formes que peut prendre cet accompagnement sont détaillées sur la page nos accompagnements.

À lire également : notre guide sur la consultation pédiatrique en France pour les familles internationales, ainsi que celui consacré au second avis médical en France depuis l’étranger.

Alliance Luxcare organise et coordonne les parcours. Les évaluations, décisions et actes médicaux relèvent des professionnels de santé.

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