Date de l'information citée
Programme mis à jour le 15 septembre 2026, événement prévu le 9 décembre 2026
Le 9 décembre 2026, les Hôpitaux universitaires de Genève accueilleront la 30e Journée genevoise d’addictologie. Ce symposium réunira des spécialistes suisses et des intervenants venus de l’étranger autour des addictions avec et sans substance. Pour qui s’intéresse aux addictions en Suisse et à l’expertise internationale qui s’y construit, le programme publié par les HUG donne une idée assez juste des questions qui occupent aujourd’hui les équipes.
Il faut toutefois lire cette annonce pour ce qu’elle est. Il s’agit d’un rendez-vous scientifique destiné aux professionnels, et non d’une offre de soins, de l’ouverture d’un programme résidentiel ou d’une nouvelle possibilité d’admission.
Addictions en Suisse : un symposium d’expertise internationale
La page de l’événement sur le site des HUG, mise à jour le 15 septembre 2026, annonce une journée intitulée « Addictions et santé globale à Genève ». Elle se tiendra à l’auditoire Marcel Jenny, en français et en anglais, sans traduction. L’événement est présenté comme professionnel, avec une inscription obligatoire jusqu’au 2 décembre et des crédits de formation continue reconnus par deux sociétés médicales suisses.
Le programme s’organise en plusieurs temps : les politiques publiques et le plaidoyer, les enjeux mondiaux et la coopération internationale, puis les troubles addictifs et les troubles mentaux qui leur sont associés. Une dernière séquence présentera la pratique concrète de l’addictologie à travers plusieurs programmes du service genevois. Parmi les intervenants annoncés figurent des représentants de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Office fédéral de la santé publique, ainsi que des spécialistes de l’Université Yale et d’institutions espagnoles, certains intervenant à distance.
La journée marquera aussi deux anniversaires. Les HUG y rappellent les 28 ans de leur Centre collaborateur de l’OMS, labellisé sans interruption depuis 1998. Ils célébreront surtout les vingt ans de ReConnecte, programme présenté comme pionnier en Suisse depuis 2006 dans le domaine des addictions sans substance, auquel une session sera consacrée l’après-midi.
ReConnecte, vingt ans d’attention aux addictions sans substance
Les addictions sans substance restent moins connues du grand public que celles liées à l’alcool ou aux drogues. La page des HUG consacrée à la consultation ReConnecte évoque notamment l’usage excessif d’internet, qu’il s’agisse de jeux vidéo, de jeux d’argent ou de réseaux sociaux. Elle mentionne aussi des ateliers de psychoéducation sur l’usage des écrans, ouverts aux personnes concernées comme à leurs proches. La page précise que ces prestations relèvent de l’assurance maladie de base suisse, selon les règles habituelles de franchise et de participation, un point qui concerne les personnes affiliées en Suisse.
Pour les familles, la distinction entre ces situations mérite attention. Les besoins d’une personne confrontée à une consommation de substances ne sont pas ceux d’une personne dont le jeu ou l’usage des écrans est devenu envahissant. Le cadre le plus adapté, consultation ambulatoire, suivi plus soutenu ou autre forme d’accompagnement, ne se décide qu’après une évaluation spécialisée, et ce choix appartient aux professionnels de santé.
Ce que cette annonce change, et ce qu’elle ne change pas
Une journée scientifique ne modifie ni les modalités d’accès aux soins ni les délais des services. Elle signale en revanche une tradition de recherche et de coopération internationale autour des addictions à Genève, ce qui intéresse les personnes qui réfléchissent à un parcours en Suisse depuis l’étranger. Le programme détaillé reste consultable en ligne, mais les sessions s’adressent d’abord à un public de professionnels.
Dans ce type de démarche, les questions pratiques arrivent vite : vers qui orienter la demande, comment préserver la discrétion à laquelle la personne et ses proches tiennent, comment concilier un éventuel séjour avec les contraintes professionnelles ou familiales, puis comment assurer la continuité avec les soignants du pays de résidence. Alliance Luxcare intervient sur ce terrain de l’organisation, sans jamais se substituer à l’évaluation médicale. Les formes que peut prendre cet accompagnement sont décrites sur la page consacrée à nos accompagnements.
À lire également : notre guide pour organiser une prise en charge des addictions en Suisse depuis l’étranger et celui consacré à l’accompagnement du burn-out en Suisse.
Sources de référence
Alliance Luxcare organise et coordonne les parcours. Les évaluations, décisions et actes médicaux relèvent des professionnels de santé.


